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Identifications |
Cette section est dédiée aux personnes 'disparues', principalement en Argentine, dont les restes ont été identifiés par l'EAAF. La plupart de ces victimes ont 'disparu' sous le gouvernement militaire qui a dirigé l'Argentine entre 1976 et 1983.
Cette section fournit une brève information biographique sur les vies des 'disparus' qui ont été identifiés, ainsi que l'enquête de l'EAAF sur chaque cas. Les familles de ces individus ont octroyé leur permission.
L'EAAF continuera à mettre à jour cette section périodiquement au fur et à mesure que d'autres identifications sont réalisées en Argentine et pourrait étendre cette section dans le futur pour inclure les identifications faites par l'EAAF dans d'autres pays.
Miguel Angel Pintos (à gauche), 25 ans, kidnappé le 5 février 1977 à Berazategui, ville de Buenos Aires,reste disparu. La photo indique 'Année 1975: Un ami inoubliable'.
(Photo: famille Pintos)
Méthodologie de l'identification en Argentine
Horacia Oscar Garcia Gastelú, qui a disparu de la maison de son amiependant son service militaire obligatoire. Avec une blessure de balle à l'arrièrede son crâne, les restes de Garcia ont été trouvés par l'EAAF en 1987 etrendus à sa famille pour réinhumation.
Localiser les restes des 'disparus' implique une vaste recherche historique, incluant l'analyse de documents bureaucratiques et la conduite d'entretiens avec les survivants, parmi de nombreuses autres tâches. (Pour de plus amples explications à propos de la recherche sur la disparition en Argentine, veuillez consulter la section Argentine dans les rapports par pays). Ce travail approfondi est nécessaire en raison de la nature particulière de la repression en Argentine, à la fois complexe et clandestine. Dans la plupart des cas, après être kidnappée par les forces de sécurité, la personne était emmenée à l'un ou plusieurs des plus de 300 centres de détention illégaux qui opéraient à ce moment en Argentine. Là, elle était torturée et malheureusement, dans beaucoup de cas, tuée.
Dans certains cas, les victimes étaient droguées et jetées dans la mer depuis les avions. D'autres étaient exécutées et enterrées dans des tombes anonymes dans les espaces libres de cimetières municipaux. Comme il est très difficile de trouver les restes de ceux qui ont été jetés dans la mer - seuls 30 corps, approximativement, ont été recupérés - l'EAAF focalise sur la récupération des seconds cas.
Un membre de l'EAAF fait desprélèvements pour la banquede sang en Argentine.
Photo: EAAF.
Une fois la localisation des restes établie, l'EAAF détermine si une récupération est possible. Il est impératif de faire cette distinction étant donné que dans certains cas, bien que le site d'inhumation ait été localisé, à l'arrivée on découvre que les restes de la personne ont été enlevés de la sépulture et mis dans un ossuaire général, où ils ne peuvent plus être récupérés. Selon un décret municipal en Argentine, si après cinq ans il n'a pas été payé pour la sépulture d'un indigent ou de M. Untel, les restes peuvent être enlevés et placés dans un ossuaire général. Heureusement, des tombes sont restées intactes en raison de la place disponible dans certains cimetières. Dans d'autres cas, le système judiciaire a ordonné que certaines zones de cimetières, supposées contenir les restes de personnes disparues, ne soient pas dérangées. Ces ordres protègent ces tombes, permettant de futures investigations.
~ Plus d'informations à venir!